L’union syndicale Solidaires et les fédérations SUD ont la volonté de construire un réseau syndical européen avec toutes les forces syndicales en Europe, appartenant ou pas à la CES (Confédération européenne des syndicats), mais qui partagent l’idée d’un syndicalisme de luttes et de transformation sociale, et sont critiques vis-à-vis des orientations actuelles de la CES. Cette démarche n’est pas simple à faire vivre car les histoires et les cultures syndicales sont très diverses d’un pays à un autre ; mais elle est indispensable pour construire les solidarités et les mobilisations européennes et internationales face aux multinationales et aux institutions internationales.
Une 5ème rencontre européenne a eu lieu et elle a adopté un appel qui propose des axes de travail.
Déclaration finale de la 5ème assemblée du réseau syndical alternatif européen
Partout en Europe, les attaques s’accélèrent contre les travailleurs et les travailleuses, leurs acquis sociaux, contre les services publics et contre tous les mouvements sociaux qui résistent à ces attaques. Les luttes sociales qui se développent dans les différents pays, la victoire du "Non" au traité constitutionnel européen en France et aux Pays-Bas confirment le rejet du modèle social libéral que le patronat et les gouvernements veulent imposer aux populations.
Dans cette situation, nous réaffirmons notre volonté de combattre ces politiques libérales en participant, par nos analyses et nos actions, à la construction des rapports de forces pour imposer une autre construction de l’Europe sur d’autres bases : une Europe qui donne la priorité aux droits fondamentaux, au respect du droit de grève et des libertés syndicales et au partage des richesses, au respect des acquis sociaux et au rejet de toutes les précarités, à l’amélioration des conditions de travail, à la défense et au développement des services publics.
Notre réseau réaffirme sa volonté de s’élargir à toutes les forces syndicales en Europe, qui veulent développer les luttes et s’opposer explicitement, au-delà des frontières des États, au processus de globalisation du capital.
Nous voulons construire des outils de rassemblement permettant de mettre en commun nos expériences, de confronter nos orientations et surtout de faire converger nos actions pour un syndicalisme de lutte et de transformation sociale.
Nos diverses expériences, que nous soyons membres ou non de la CES, ont montré le refus de la CES de s’engager véritablement dans ce travail de coordination et de mobilisation. Au contraire, la CES accompagne les orientations libérales actuelles de l’Union Européenne.
En conclusion de ses travaux de Paris, notre réseau s’est engagé à résister à la politique des patronats et des gouvernements européens.
Il a affirmé sa volonté de populariser et soutenir les mobilisations sociales se développant dans nos différents pays et d’aider à leur coordination, comme dans le secteur de l’automobile.
Il a réaffirmé la nécessité de développer la solidarité internationale et le soutien aux hommes et aux femmes qui luttent partout dans le monde pour leur libération et la reconnaissance de leurs identités collectives.
Notre réseau a pris les décisions suivantes pour rendre plus efficace son travail :